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Les expositions - Usimages

L’exposition sur « L’auto-représentation des salariés » met en avant des images d’amateurs réalisées par les salariés au sein des entreprises à l’occasion de moments spécifiques et commémoratifs. Ces images donnent à voir des moments festifs et attestent des liens sociaux qui pouvaient se tisser au sein de l’entreprise. Elles montrent également comment les salariés magnifiaient, de leur propre chef, le travail réalisé.

Avec « Industries rouennaises », Ellebé répond quant à lui à la commande des entreprises du bassin Rouennais. Photographe industriel, il réalise ses prises de vues pour des clients réguliers à l’occasion d’une innovation, pour des plaquettes ou dans le cadre d’événements. Sans mise en avant d’un projet artistique spécifique, la beauté de ses images naît de la simplicité et du travail appliqué dans le cadre de la commande.

Dans l’exposition « Image électrique - Regards sur les centrales du Rhin »Mathieu Bernard-Reymond, Léo Delafontaine et Thomas Jorion ont été invités à porter un regard sur le patrimoine architectural et humain que constituent les sites de production d’EDF en Alsace. Il n y a ici pas de commande orientée, les artistes sont libres dans leur perception pour nous proposer des images qui renvoient à notre imaginaire du nucléaire.

On retrouve cette même idée de la liberté du regard dans la carte blanche proposée à Vincent Marcq et Margot Laurens, jeunes photographes récemment diplômés. Cinq entreprises du bassin Creillois leur ont ouvert les portes et ont accepté que ces photographes nous livrent leur vision personnelle.

La représentation du travail se retrouve dans les images de Cédric Martigny qui dans sa série « Ateliers » nous plonge dans l’univers de la menuiserie. Dans un espace théâtral baigné d’une lumière de studio, ces scènes chorégraphiées mêlent le corps et l’objet façonné où le geste accomplit la perfection avec la précision du savoir-faire.

10, 39 et 35 heures, les 2 huit, les 3 huit... Le travail se comptabilise aussi en temps passé au sein de l’entreprise. Les triptyques de Dominique Delpoux sur « Les ouvriers de la Cofrablack » questionnent notre rapport au temps du travail. Entre 2 portraits, 7 heures se sont écoulées et ce temps passé se trouve marqué à la surface de l’image qui ne figure pas, mais suggère simplement le travail.

Avec « Espace-machine », Caroline Bach s’attache à la relation de l’homme à la machine et à l’outil de production. La construction de ses images donne à voir une étroite fusion entre le travailleur et la machine. Ces images qui, de plus en plus, font sens dans des espaces où les automatismes et les robots ont succédé à l’homme. Le travail de Caroline Bach interroge sur la possibilité ou non de représenter en image ce concept du travail.

On retrouve cette relation à la machine dans la série « Coup de fil » de Yann de Fareins, qui en 1987 réalise un état des lieux des utilisations du téléphone dans la société française. En scrutant les bureaux, on y découvre toutes les machines de la télécommunication : télex, minitel et combinés high-tech. Des images pittoresques d’une époque si proche et pourtant lointaine où les téléphones avaient encore un fil.

Nous avons exploré les archives de la RATP pour y découvrir des photographies qui pouvaient raconter l’arrivée du RER dans le paysage des transports parisiens. « RER 1970 - 1980 » témoigne de la place de la machine et de l’automatisation des tâches. Représentation du progrès technique et aspiration à une vie meilleure sont au cœur de cette exposition inédite.

Pour Daniel Stier, l’homme-machine n’est plus une vue de la science-fiction ou une projection imaginaire, mais bien une réalité physique que l’on peut observer scientifiquement. Dans sa série « Ways of Knowing », il nous fait pénétrer au cœur des laboratoires où se déroulent ces expériences. Ces photos d’hommes-machines suscitent des interrogations et résonnent comme une proposition sur l’avenir hypothétique d’une espèce humaine 2.0.